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Travailler dans une ONG : guide complet pour réussir sa carrière humanitaire

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Vous rêvez de donner du sens à votre carrière en aidant les autres ? Travailler dans une ONG offre la possibilité de contribuer directement ou indirectement à différentes améliorations sociétales, tout en développant des compétences variées dans un environnement stimulant. Ce secteur en pleine professionnalisation recrute aujourd’hui des profils qualifiés au-delà du simple bénévolat.

L’Essentiel à Retenir

Niveau de formation requis : Minimum bac+3, idéalement bac+5 pour les postes à responsabilités
Salaires débutants : Entre 1 500 et 2 000 € bruts par mois selon le poste
Compétences clés : Maîtrise de l’anglais, adaptabilité, esprit d’équipe
Types d’ONG : Humanitaires (urgence) vs développement (long terme)
Profils recherchés : Logisticiens, gestionnaires de projets, communicants, médical, technique
Évolution rapide : Possibilités de promotion accélérées dans un secteur dynamique

salaires ONG

Qu’est-ce qu’une ONG et pourquoi y travailler ?

Une ONG ou une organisation non gouvernementale est une association à but non lucratif qui recrute souvent des bénévoles pour assurer diverses missions humanitaires, mais qui emploie également du personnel qualifié dans de nombreux domaines.

Les deux grands types d’ONG

Il existe deux grands types d’ONG : les ONG de coopération au développement ainsi que les ONG humanitaires, chacune ayant son propre domaine d’intervention :

Les ONG de développement travaillent sur le long terme pour améliorer durablement les conditions de vie : accès à l’eau potable, éducation, agriculture durable, protection de l’environnement.

Les ONG humanitaires interviennent en urgence lors de crises : catastrophes naturelles, conflits armés, épidémies, famines. Leur action ponctuelle vise à sauver des vies et réduire les souffrances immédiates.

Pourquoi choisir le secteur associatif ?

Travailler dans une organisation non gouvernementale permet aussi d’acquérir plusieurs compétences, surtout des compétences organisationnelles, la gestion de problèmes, la collecte de fonds. Le secteur offre une progression de carrière accélérée grâce à la polyvalence requise et la diversité des missions.

Un point important à noter : contrairement aux idées reçues, l’humanitaire, par la conjoncture actuelle et les crises à répétition, est malheureusement loin d’être un secteur bouché et présente, au contraire, de nombreuses opportunités.

Quels métiers exercer dans une ONG ?

Le secteur humanitaire propose une large palette de métiers organisés autour de quatre grandes catégories :

Les métiers de gestion et coordination

  • Chef de mission humanitaire : planifie et coordonne les interventions sur le terrain
  • Gestionnaire de projets : supervise les étapes de conception, mise en œuvre et évaluation
  • Administrateur de mission : gère les fonds, encadre les équipes et accomplit les formalités administratives

Les professions médicales et paramédicales

Contrairement aux idées reçues, les profils médicaux sont moins recherchés parce que les ONG privilégient le personnel local. Cependant, certaines spécialités restent demandées : médecins d’urgence, nutritionnistes, psychologues.

Les métiers techniques spécialisés

Les métiers opérationnels, spécialisés ou techniques, sont très recherchés lors de missions sur le terrain, car ce sont des profils difficiles à trouver en local :

  • Ingénieur hydraulique
  • Logisticien humanitaire
  • Spécialiste en assainissement
  • Expert en télécommunications

Les fonctions support

  • Responsable communication : gère les relations presse et les campagnes de sensibilisation
  • Chargé de collecte de fonds : développe les stratégies de financement
  • Responsable ressources humaines : recrute et accompagne les équipes

Pour explorer d’autres perspectives de carrière dans le domaine social, découvrez comment devenir assistant social en 1 an ou les opportunités de formation responsable qualité santé.

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Quelles formations pour intégrer une ONG ?

Niveau minimum requis

La plupart des ONG recherchent des candidats titulaires d’une Licence ou d’un Master. Le baccalauréat reste la qualification minimale pour les postes de premier échelon, mais la concurrence impose désormais un niveau supérieur.

Formations universitaires spécialisées

Licences professionnelles (Bac+3) :

  • Chargé de projets de solidarité internationale et développement durable (Université Bordeaux-Montaigne)
  • Coordinateur de développement de projets d’économie sociale et solidaire

Masters spécialisés (Bac+5) : L’IEDES (Institut d’études du développement économique et social), rattaché à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, compte six masters réputés spécialisés dans l’humanitaire et le développement : Développement agricole, Expertise économique, Crises et interventions d’urgence, Développement social et genre.

Formations généralistes valorisées

Les formations généralistes (grandes écoles de commerce ou Sciences po) sont prisées par les ONG, qui exigent une expérience de deux ans avant d’envoyer les candidats sur le terrain.

Écoles spécialisées

Plusieurs établissements proposent des cursus dédiés :

  • Bioforce (Lyon) : formations en logistique humanitaire
  • École 3A : Bachelor et Master en coordination de projets solidaires
  • IRCOM : Master management de la solidarité internationale

Si vous envisagez une carrière dans le secteur public, consultez nos guides pour devenir gendarme à 40 ans ou devenir militaire à 40 ans.

Compétences et qualités indispensables

Compétences techniques

  • Maîtrise de l’anglais : indispensable pour travailler dans un contexte international
  • Adaptabilité : capacité à s’ajuster rapidement aux situations d’urgence
  • Compétences numériques : gestion de bases de données, outils de communication

Qualités personnelles essentielles

  • Résistance physique et psychologique : missions parfois éprouvantes
  • Esprit d’équipe : collaboration dans des contextes multiculturels
  • Sens de l’organisation : gestion de projets complexes avec des ressources limitées
  • Empathie : compréhension des populations en détresse

Expérience préalable recommandée

Avant de postuler pour un poste salarié, il est fortement conseillé d’acquérir une première expérience par :

  • Bénévolat associatif en France ou à l’étranger
  • Service civique (16-25 ans) : missions de 6 à 12 mois
  • Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) : contrats de 2 ans maximum
  • Stages dans des ONG locales

Conditions de travail et rémunération

Niveaux de salaires

Les rémunérations varient selon l’expérience, l’ONG et le type de poste :

  • Débutants : Un chef de mission humanitaire débutant gagne entre 1.500 à 2.000 € brut par mois
  • Collecteur de fonds : environ 1.900 € par mois
  • Logisticien : autour de 1.600 € par mois
  • Personnel expérimenté : jusqu’à 3 500 € nets mensuels pour les postes à responsabilités

Avantages et contraintes

Avantages :

  • Les frais de voyage, ainsi que l’hébergement ou la nourriture sur place sont le plus souvent pris en charge
  • Couverture sociale et assurances spécifiques
  • Formations continues financées
  • Expérience internationale valorisante

Contraintes :

  • Déplacements fréquents, parfois dans des zones dangereuses
  • Rythme de travail intense en situation d’urgence
  • Éloignement familial et culturel
  • Salaires généralement inférieurs au secteur privé

Pour comparer avec d’autres secteurs, consultez nos analyses sur le salaire alternant apprenti ou le salaire infirmière.

Comment postuler et réussir son recrutement ?

Préparer sa candidature

CV spécialisé : mettez en avant vos expériences associatives, stages humanitaires, missions de bénévolat et compétences linguistiques. Valorisez votre capacité d’adaptation et votre motivation pour la cause.

Lettre de motivation ciblée : personnalisez votre approche selon l’ONG et le poste visé. Démontrez votre connaissance des enjeux du secteur et votre engagement personnel. Consultez nos conseils pour rédiger une lettre de motivation pour candidature spontanée.

Où chercher des offres ?

  • Sites spécialisés : Coordination SUD, solidarité-internationale.org
  • Portails des ONG : directement sur les sites des organisations ciblées
  • Réseaux professionnels : LinkedIn, associations d’anciens étudiants
  • Salons de l’emploi : forums dédiés à la solidarité internationale

Processus de sélection type

  1. Première sélection sur dossier
  2. Entretien téléphonique ou visioconférence
  3. Entretien en présentiel avec mise en situation
  4. Tests de langue et évaluations techniques
  5. Références et vérification du parcours

Évolutions de carrière possibles

Progression interne

Le secteur humanitaire offre des possibilités d’évolution rapide :

  • Passage de gestionnaire de projet à chef de mission
  • Évolution vers des postes de coordination régionale
  • Spécialisation dans un domaine technique (eau/assainissement, logistique, etc.)

Mobilité intersectorielle

Après plusieurs années d’expérience, les professionnels peuvent :

  • Rejoindre des organisations internationales (ONU, Union européenne)
  • Intégrer le secteur privé avec une expertise RSE
  • Créer leur propre structure ou devenir consultant
  • Enseigner dans des formations spécialisées

Reconversion vers l’humanitaire

Même si l’humanitaire n’est pas votre formation initiale, il est toujours possible de vous reconvertir dans ce domaine. Vos compétences techniques peuvent souvent être transférées : un ingénieur peut devenir expert en infrastructures, un commercial peut évoluer vers la collecte de fonds.

Si vous envisagez une reconversion, explorez également les opportunités pour devenir recruteur indépendant ou devenir formateur en CFA.

Conseils pratiques pour débuter

Étapes pour construire son projet professionnel

  1. Définissez votre domaine d’intérêt : urgence humanitaire, développement durable, droits humains, environnement
  2. Acquérez une première expérience par le bénévolat ou les stages
  3. Développez vos compétences linguistiques : anglais indispensable, autres langues selon les zones géographiques
  4. Suivez l’actualité du secteur et des organisations
  5. Constituez un réseau professionnel dans le milieu associatif

Formations complémentaires utiles

  • Secourisme : PSC1, formations aux premiers secours
  • Gestion de projet : certifications PMP ou équivalent
  • Interculturel : formations aux enjeux géopolitiques
  • Communication de crise : gestion des situations d’urgence

Erreurs à éviter

  • Ne pas se limiter aux ONG les plus connues : de nombreuses structures plus petites offrent d’excellentes opportunités
  • Négliger l’importance de l’expérience terrain avant de postuler
  • Sous-estimer les exigences physiques et psychologiques du métier
  • Idéaliser le secteur : comme tout domaine professionnel, il comporte ses défis et contraintes

Témoignage et réalité du métier

Travailler dans une ONG demande un engagement total et une forte capacité d’adaptation. Les missions peuvent vous mener des bureaux parisiens aux camps de réfugiés, nécessitant une polyvalence rare.

La satisfaction personnelle de contribuer concrètement à l’amélioration des conditions de vie de populations vulnérables constitue la principale motivation des professionnels du secteur. Cependant, il faut accepter que chaque processus d’évolution demande du temps pour se réaliser et porter ses fruits.

L’internationalisation croissante du secteur offre des opportunités uniques de carrière, avec la possibilité de travailler dans des contextes culturels variés et de développer une expertise reconnue mondialement.


Travailler dans une ONG représente bien plus qu’un simple emploi : c’est un engagement personnel au service de causes essentielles. Avec la bonne formation, les compétences adéquates et une motivation sincère, ce secteur en expansion offre des perspectives de carrière enrichissantes tant sur le plan professionnel que personnel. La clé du succès réside dans la préparation rigoureuse de votre projet et l’acquisition d’une première expérience terrain qui démontrera votre engagement réel envers les valeurs humanitaires.

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